Une Vidéo Qui Fait Relativiser

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Les parents ont une grande tendance à se critiquer entre eux: regarde, elle donne le sein alors qu’il est grand (elle a du mal à couper le cordon ombilical) – et elle, elle n’a même pas essayé de l’allaiter – Elle est retournée au travail après 2 mois de congé mat’ – Elle a arrêté de travailler (elle est folle, que fait-elle toute la journée) etc…etc….etc…

Mais au fond, nous sommes tous parents et essayons du mieux que nous le pouvons d’élever des petits êtres adorables (qui demandent beaucoup d’énergie) en concilliant moeurs de la famille, nécessités économiques, regard de la société, équilibre de couple, épanouissement de femme, valeurs personnelles et bien d’autres…

Alors, le temps de cette vidéo courte, rions de nous-même et faisons la paix! Nous faisons toutes et tous très bien!

Des photos qui révèlent la beauté du corps de la Femme

Jade Beall photo maman
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Un beau projet qui, je l’espère, aidera nos fillettes à devenir des femmes bien dans leurs baskets!

La photographe qualifie ses photos de “thérapeutiques pour l’émancipation et l’amour”.

Jade Beall est une photographe américaine de renommée internationale qui se spécialise dans les images vraies de corps féminins par opposition aux images “photoshopées” qui dominent les médias.

Son tout dernier projet “Un Beau Corps”, a touché la vie de 100 000 femmes et a attiré l’attention des médias dont la BBC anglaie, Huffington Post & bien d’autres. Les photos ne sont pas retouchées et présentent des femmes dans leur parcours construction intérieur dans un monde qui renforce trop souvent le manque de confiance en soi. Le rêve de Jade est d’inspirer les générations futures de femmes et de les affranchir du concept “pour être belle, il faut souffrir” afin qu’elles puissent enfin s’aimer telles qu’elles sont.

Site Internet: http://www.jadebeall.com/

Page Facebook: https://www.facebook.com/JadeBeallPhotography

Voir aussi:

– Belles photos de mamans

Photos d’allaitement de par le Monde

Photos Mamans-Enfants

Parents “pas normaux” pour bébé “pas standard” – le lit de bébé

Lit de bébé cododo
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Eh bien voilà, cela fait 21 mois que bébé est né et possédant une collection bien étoffée d’histoires à partager, je me lance dans une nouvelle chronique intitulée « parents pas normaux pour bébé pas standard ».

De quoi me remémorer des moments cocasses, en rire avec détachement et les inscrire dans l’histoire de la parentalité. J’espère aussi vous faire rire et peut-être décomplexer certain(e)s d’entre vous qui se reconnaitrons dans mes aventures. Et surtout… n’hésitez pas à partager vos expériences !

1- Le Lit de Bébé

Notre petit garçon est arrivé 10 jours à l’avance après 10 jours d’hospitalisation de mon mari (péritonite aigue). Etant seuls à l’étranger et mon congé mat’ ne commençant que 2 semaines avant la date prévue d’accouchement, cela ne nous a pas laissé beaucoup de temps pour preparer la venue de bébé…. Mais heureusement, le lit était là, monté et prêt à le recevoir !

Vivant dans le Monde des Bisounours, je croyais que bébé s’endormait tendrement dans son petit berceau lorsqu’il était fatigue… que nenni (en tout cas pour mon petit garçon) !!! Dès le premier jour à la maternité, pas moyen de le poser dans son berceau sans qu’il hurle… Enchantée de la venue de ce petit être si longtemps attendu, j’étais néanmoins un peu perplexe quant à la solution à adopter et quant à la qualité de mon sommeil pour les mois et années à venir. Seul moyen pour lui et pour moi de fermer un œil : dormir sur (attention je dis bien « sur ») maman.

Me croyant délinquante marginale au plus haut point, j’essayais de cacher mon délit des infirmières et sages-femmes. Voyant qu’elles vaquaient à leurs occupations sans trop se poser de questions, je demandais avis a une infirmière après quelques dodos collés-serrés : « c’est très bien comme ça » me répondit-elle. Ouf ! Soulagée, je me connectai vite à internet et découvris l’existence du cododo et de ses solutions et mises en garde.

Faisant déjà un peu moins partie du Monde des Bisounours mais croyant tout de même en l’attrait du merveilleux berceau que nous lui avions acheté (je ne vous dirai pas le prix), j’essayai durant une semaine de l’y lui faire dormir…

Résultat des courses : bravo le cododo ! Rassurez –vous, il ne dormit sur moi que quelques jours. Par la suite, ce fut à côté de moi hormis les jours ou il était malade…

Si le cododo vous tente, soyez attentives aux mesures de sécurité à prendre: voir le feuillet Partager_un_lit_avec_votre_bebe_Unicef.

Pour lire plus d’articles sur le cododo et l’allaitement cliquez ici.

Des questions… écrivez moi et je vous répondrai !

Et je m’endors au rythme de tes hanches… Relation maman/bébé au Zimbabwe

portage africain
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Envie de Grandir fait le tour du monde pour vous faire découvrir d’autres approches de l’allaitement et du sommeil des bébés. Voici des récits de mamans sur leurs expériences : de quoi voir les choses sous un nouvel angle et faire déculpabiliser bien des mamans. N’oubliez pas ! Il n’y a pas qu’une seule bonne façon de bien faire.

2-      L’Afrique – Le Zimbabwe

Par Makhu de Bulawayo – maman de 4 enfants (maintenant adultes)

 

Voici en quelques points comment Makhu a pris soin de ses bébés suivant la tradition zimbabwéenne :

LE SOMMEIL

–          Maman dort avec son bébé dans la chambre de l’enfant durant les premiers mois suivant l’accouchement. Une fois le sommeil en place, la maman retourne dans la chambre conjugale et le bébé reste dans sa chambre. Il est allaite a la demande durant la nuit les premiers mois puis la maman commence progressivement à le laisser pleurer lorsqu’elle est sure qu’il a reçu assez à manger (et qu’il n’est pas malade etc.)?

–          Comment endort-on bébé ? La plupart du temps au sein ou bien en portage sur le dos lorsque l’endormissement est difficile (énervement, bébé malade, bébé fait ses dents etc.).Le portage à l’africaine est en quelque sorte un « accélérateur d’endormissement » qui permet aussi de calmer et d’apaiser un bébé lorsqu’il en a besoin. La maman remue énergiquement ses fesses pour le bercer et l’endormir– mais attention, le but n’est pas de le porter tout le temps et il faut éviter que bébé ne s’habitue trop au portage. L’enfant est également posé au sol une partie de la journée afin d’évoluer librement, de pratiquer la marche à 4 pattes etc.

LE PORTAGE

–          Lorsque la maman est occupée et le bébé a besoin d’attention, les frères et sœurs peuvent eux aussi porter leurs cadet(te)s ; ceci dès l’âge de 8 ans. Beaucoup de mamans qui travaillent et n’ont pas la possibilité de faire garder leurs bébés (travail aux champs, d’aide-ménagère etc.) portent leurs bébés sur le dos afin de pouvoir travailler librement. Le portage est aussi utilisé lors des déplacements en compagnie de bébé. La technique est simple : il suffit de nouer une serviette, un pagne ou une couverture sur le devant du corps. C’est une tradition ancestrale très répandue en Afrique Noire. Le bébé est au chaud, entend le cœur de sa maman ; tout ça lui rappelle sa vie intra-utérine. Le portage lui permet aussi de découvrir le monde. Une vraie relation de complicité se crée entre la maman et le bébé.

L’ALLAITEMENT ET LA DIVERSIFICATION

–          L’allaitement est à la demande et dure longtemps (2 à 3 ans). Le sevrage est progressif et la maman laisse faire la nature et bébé décider du moment pour se sevrer totalement. La maman peut éventuellement avoir recours à de l’huile pimentée qu’elle applique sur les mamelons afin de dissuader l’enfant de téter s’il ne veut pas arrêter tout seul après ces 2 ou 3 ans d’allaitement. Mais cela uniquement en cas de force majeure.

–          La diversification commence à 6-7 mois de vie et l’on introduit directement la même nourriture que celle du reste de la famille (une bouillie de céréales accompagnée de sauce et de viande). La maman suit le rythme de bébé et ne le force pas. Elle essaie néanmoins de l’initier car l’enfant est rassasié plus longtemps avec les aliments solides.

 

Nos articles sur l’allaitement maternel:

Allaitement prolongé : halte aux idées reçues

Nos conseils pour réussir son allaitement et surmonter les difficultés liées à l’allaitement

Allaitement maternel: recommendations de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé)

L’allaitement aide à lutter contre certaines maladies – hyperactivité

Le Danemark: Allaiter ou ne pas allaiter, la n’était pas la question!

Allaiter ou ne pas allaiter, la n’était pas la question! Par Eva G.

Maman allaitant en Argentine
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Envie de Grandir fait le tour du monde pour vous faire découvrir d’autres approches de l’allaitement et du sommeil des tout-petits. Voici des récits de mamans sur leurs expériences : de quoi voir les choses sous un nouvel angle et faire déculpabiliser bien des mamans. N’oubliez pas ! Il n’y a pas qu’une seule bonne façon de faire.

 

1-      La Scandinavie – Le Danemark

 

Allaiter ou ne pas allaiter, la n’était pas la question!
Par Eva Granzow
Pour Leslie et toutes les (futures) mères allaitantes

Différentes cultures, différents pays, un tas d’opinions divergentes. Née danoise, il me semblait tout à fait naturel d’allaiter mon premier-né. J’ai donné naissance à mon aîné il y a plus de trente ans ; il n’était alors pas question de savoir si j’allais allaiter ou pas. En effet, au Danemark les infirmières et sages-femmes assumaient tout simplement que la maman allait allaiter. Ainsi, dès que mon bébé est né et que les tests d’Apgar aient été effectués, on me le mit au sein. Dix minutes de chaque côté. Puis, on me le remit au sein deux heures plus tard (ceci a lieu par défaut, que vous soyez éveillée ou non). Je voulais vraiment allaiter et ma montée de lait est survenue le deuxième jour.

Les douleurs sont vite apparues lors des tétées du bébé : mes seins ont gonflé et mes mamelons se sont crevassés. C’était très douloureux et les infirmières ont essayé d’utiliser une pommade, mais elle n’a pas vraiment aidé. Mon fils est né en hiver et il a contracté la jaunisse, il a vite été placé sous lampes et il fut donc crucial que je l’allaite au maximum. Ce n’était pas un bon début… Lorsque vous entamez la lactation, le placenta est expulsé. Les contractions sont assez douloureuses et liées à l’utérus. En effet, l’utérus qui a pris du volume durant les 9 mois de grossesse reprend sa taille normale à l’aide de l’allaitement maternel.

De retour à la maison, l’allaitement allait déjà beaucoup mieux mais les infirmières à domicile étaient inquiètes car mon bébé perdait du poids et m’ont conseillée de boire d’avantage. J’ai donc commencé à boire de la… bière! Cela a contribué à la production de lait. Bien évidemment, vous ne pouvez pas boire de la bière et opérer de façon normale lorsque vous êtes en carence de sommeil (sans parler des effets néfastes de l’alcool sur le nourrisson). Je suis ainsi passée à une bière non-alcoolisée – elle n’était pas aussi bonne que la vraie substance, mais elle a tout de même aidé ! Quoi que vous fassiez, buvez beaucoup de liquide pour aider la mise en place de l’allaitement. Certaines personnes préfèrent le lait, d’autres l’eau ou les jus de fruit. Soit ! Mais méfiez-vous des calories supplémentaires et n’oubliez pas que vous avez besoin de calcium. Les vieux avaient l’habitude de dire qu’à chaque naissance, la maman perdait une dent! D’où mon commentaire sur le calcium!

Et voilà que durant la nuit, lorsque la plupart des gens sont endormis, j’étais éveillée la majeure partie du temps ; mon bébé avait décidé d’être réveillé entre minuit et six heures du matin. Sa plus longue période de sommeil avait lieu durant la matinée et l’après-midi, puis il commençait à se réveiller et à jouer en soirée et la nuit. Le papa peut vous aider, mais c’est assez difficile lors d’un allaitement exclusif. Donc, j’étais dans un état second la plupart du temps. Mon fils a grandi et quand il a eu neuf mois, je suis retournée travailler. Heureusement, je ne travaillais pas à plein temps, mais j’ai continué à allaiter de façon exclusive. Il était âgé de plus d’un an lorsqu’il a daigné commencer les solides. C’est aujourd’hui quelqu’un qui est éveillé très souvent la nuit, tout comme son père. Le point positif est qu’il vit désormais en Australie : ses nuits sont maintenant ses jours!

Quand mon fils avait environ 7 mois, j’ai fait un séjour d’une semaine dans un petit hôtel parisien, seule avec lui. Je voulais me prouver que je pouvais voyager seule avec un enfant. Le porte-bébé fut mon meilleur ami et j’emportais également une poussette canne. Nous avions une chambre au dernier étage. Cela ne me fit pas peur. Le bidet fit lieu de baignoire. Oui, je pouvais voyager seule avec un bébé. Le nourrir était la partie la plus facile. Je passais une journée agréable avec une amie qui vivait dans la capitale à cette époque-là. Sinon, je me baladais avec bébé dans les rues de Paris. Je me montrai à moi-même que, oui, il était possible – même seule – de voyager avec un bébé.

Vers un an, il est entré en crèche. Il refusait de manger, et préférait se priver de nourriture jusqu’à ce qu’il puisse enfin téter. Il a finalement commencé à manger, mais je continuais à l’allaiter quatre à cinq fois par jour, et la plupart des nuits aussi. Grace à l’aide de deux tantes, de ma mère et de mon oncle il ne restait pas plus de 6 heures par jour en garderie. Ma relation avec son père s’est gâtée et nous nous sommes séparés. Lorsque j’ai repris le travail à temps plein au bout de deux ans, je décidai qu’il était temps d’arrêter l’allaitement.

Mon médecin était de la vieille école et ne me donna pas de médicament pour stopper la production de lait, il préconisa de bander la poitrine. La seule façon envisageable pour arrêter l’allaitement était de partir quelques jours loin de mon fils. Je partis donc pendant une semaine avec une amie à Londres, et ma tante offrit de s’occuper de lui. A ses dires, il cria pendant 48 heures d’affilées et se réveilla le lundi matin affamé (j’étais partie le samedi précèdent) en réclamant du “Porridge” (bouillie de céréales). Pendant ce temps, à Londres, ma copine m’a aidée à bander ma poitrine et le besoin d’allaiter ainsi que la montée de lait se sont éteints. Ça m’a fait très mal et j’ai eu des pertes de lait au début. Mais mon médecin avait raison et après huit jours de bandage, je n’avais plus de lait. Quand je suis revenue, mon fils avait compris que le temps des tétées était révolu et il n’essaya plus jamais. J’avais allaité durant deux ans et 20 jours. Malheureusement ses réveils nocturnes n’ont cessé que lors de ses trois ans. Maman allaitante et privée de sommeil, je n’avais pas eu mes règles durant tout ce temps, car je passais toute mon énergie à alimenter mon enfant.

Avance rapide : ne me ménageant pas assez, ma fille est née 5 semaines avant terme 5 ans plus tard. Je suis allée au travail un samedi matin durant la fin Novembre et elle est née ce soir-là. Encore une fois, je voulais allaiter. Et à nouveau, j’ai eu des crevasses, mais rien de comparable avec la première expérience. Ce coup-ci néanmoins, on m’a donné une pommade efficace pour soulager la douleur. Le début de la lactation a été plus facile car je savais ce que je faisais. J’ai ainsi allaité ma fille pendant près de deux années et elle a commencé à manger de la nourriture vers un an. Elle a commencé à faire ses nuits dès huit semaines ; elle fut si facile que je ne me souviens plus trop de sa période d’allaitement. Une nouvelle fois mes règles ont disparu jusqu’à ses 18 mois. Elle s’est sevrée toute seule et la production de lait a donc cessé.
Voilà pourquoi nous avons concrétisé le désir d’un petit troisième ; un garçon né au beau milieu de l’été. J’ai commencé à allaiter tout de suite et l’enfant était comme le premier-né, plus exigeant et ne souhaitant pas faire ses nuits. C’était un gros téteur et il s’est joyeusement nourri exclusivement de lait maternel pendant un an ; il a ensuite commencé à manger de la “vraie nourriture”. Mais, comme son grand frère, il ne souhaitait pas laisser tomber ma poitrine. Cette fois-ci je n’ai pas dû retourner travailler et j’ai laissé faire le temps. Mon fils avait environ deux ans et demi quand il a finalement abandonné sa dernière tétée du matin. Ma menstruation est revenue environ 18 mois après sa naissance.

Si je devais le refaire, le referais-je? Absolument. Vous devez vous écouter et faire le mieux pour vous et votre enfant. L’allaitement ne convient pas à tout le monde (et il arrive malheureusement qu’il ne soit pas possible dans certains cas), mais vous rendez un grand service à votre enfant en l’allaitant au moins durant les 2-3 premiers mois. Dans tous les cas, ne laissez personne décider pour vous, vous savez ce qui est le mieux pour vous et votre enfant. Une autre petite remarque, si vous permettez… Aucun de mes enfants n’a eu besoin de sucette parce que j’étais là.

Comment ai-je pu allaiter toute la nuit? Eh bien, j’ai pratiqué le cododo avec tous mes enfants. J’ai ainsi dormi autant que j’ai pu, sans en étouffer un seul ; la Nature a inventé l’inconscient maternel qui est toujours en alerte lorsqu’une mère allaite, endormie ou non. C’est ce que nous avons hérité de nos aïeules et des animaux. Un truc évolutif qui permet à maman et bébé de survivre. Mes bébés dormaient avec moi et leur père, et si mon compagnon faisait du bruit, je l’envoyais dormir ailleurs. Ils ne se sont jamais plaints. Comment mes enfants ont-ils arrêtes le cododo? L’aîné a dormi longtemps avec moi à cause du besoin de réconfort lorsque j’ai quitté son père. Vers 3-4 ans, il a arrêté. Il est venu se blottir dans notre lit par la suite de façon occasionnelle. Ma deuxième a été beaucoup plus facile, elle a commencé à dormir dans son lit dès 8 semaines et n’a pas vraiment eu besoin de cododo. Cependant, certaines nuits elle a dormi avec nous car ni son père ni moi n’avions la force d’aller la recoucher dans son lit après une tétée ! Le dernier bébé s’est arrêté de dormir avec nous bien plus tard, mais il a totalement stoppé à l’âge de 5 ans. Comme ma mère avait l’habitude de dire: «Tant qu’ils arrêtent de téter, de sucer leur pouce, de dormir dans ton lit, de faire pipi au lit etc. avant d’avoir 18 ans, tout va bien !”. Je suis convaincue que mes trois enfants sont en bonne santé car je les ai allaités longtemps.
Un dernier commentaire. Est-ce que j’ai aimé allaiter mes enfants? Oui, de tout cœur. J’ai adoré être proche d’eux, apprendre à les connaître et avoir la satisfaction d’être en mesure de faire ce que n’importe quel autre mammifère femelle ferait. Il y a quelque chose de très basique dans l’allaitement. Vous remplissez le vieux processus naturel de l’accouchement, de l’allaitement de votre enfant et entrez en contact avec vos instincts féminins les plus profonds.

 

Nos articles sur l’allaitement maternel:

Allaitement prolongé : halte aux idées reçues

Nos conseils pour réussir son allaitement et surmonter les difficultés liées à l’allaitement

Allaitement maternel: recommendations de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé)

L’allaitement aide à lutter contre certaines maladies – hyperactivité

L’allaitement pour lutter contre certaines maladies

allaitement
1 Thought

Nous voudrions partager avec vous une des actualités récentes sur l’alimentation des bébés. Les résultats d’une recherche qui peuvent bouleverser (en espérant) les habitudes alimentaires de nos jours.

Une étude menée très récemment par des chercheurs de l’Université de Tel Aviv a déterminé que les bébés nourris au biberon sont trois fois plus susceptibles que les bébés allaités à développer les troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH).

Les chercheurs se sont focalisés sur les problématiques d’augmentation de cas de la maladie TDAH de nos jours et ils se sont posés la question si ce n’était pas lié aux habitudes alimentaires récentes, plus particulièrement la diminution d’allaitement maternel des plus jeunes.

Leur étude a porté sur l’historique alimentaire d’environ 150 enfants âgés de six et 12 ans aujourd’hui. Ils étaient divisés en trois groupes – les enfants atteints de TDAH, leurs frères et sœurs sans trouble et un dernier groupe de jeunes sans TDAH.

Même en prenant en compte tels facteurs de risque comme la situation matrimoniale des parents, l’éducation, et des problèmes pendant la grossesse, les enfants diagnostiqués avec le TDAH étaient beaucoup moins susceptibles d’avoir été allaités pendant la première année de leurs vies.

Seulement 43% des enfants atteints de TDAH ont été allaités à l’âge de trois mois, comparativement à 69% de la fratrie et 73% du groupe de contrôle. Au bout de six mois d’âge, 29% du groupe TDAH a été allaité, comparativement à 50% de la fratrie et 57% du groupe de contrôle.

Bien que les chercheurs ne savent pas encore pourquoi l’allaitement maternel a un impact sur le développement futur du TDAH – cela pourrait être dû au lait maternel lui-même, ou au lien spécial formé entre la mère et le bébé pendant l’allaitement, par exemple – ils croient que cette recherche montre que l’allaitement maternel peut avoir un effet protecteur contre le développement de la maladie, et peut être considéré comme un avantage biologique supplémentaire pour l’allaitement.

Dr Mimouni-Bloch (l’auteur de cette recherche) espère mener une autre étude sur l’allaitement et le TDAH – examiner des enfants qui présentent un risque élevé pour le TDAH de la naissance, avec un suivi tous les six mois pendant les six ans, afin d’obtenir davantage de données sur le phénomène.

L’étude a été publiée dans la revue Breastfeeding Medicine.

Au plaisir de soutenir les familles qui décident d’allaiter et celles qui ont des doutes!

Envie de partager un bel article sur l’allaitement prolongé

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Je souhaitais partager cet article plein d’énergie, d’humour et de bons conseils avec toutes les mamans en quête d’informations sur l’allaitement prolongé ou avec celles qui cherchent simplement un peu de soutien d’autres mamans ayant continué les tétées au-delà des 6 mois de bébé.

Eh non, nous ne sommes pas toutes des “babas écolos” sortant d’une “yourte”!

Pour lire la suite de l’article, RDV sur famili.fr, rubrique Bébé (0-3 ans) – Allaitement – Les bienfaits de l’allaitement – “Allaitement prolongé, c’est bon pour les bébés”

“L’allaitement, c’est bon pour la santé ! Alors, pourquoi ne pas le prolonger ? Et en finir avec les idées reçues : non, une mère qui allaite son bébé jusqu’à 1 ou 2 ans n’est pas forcément une baba écolo vivant dans une yourte !

Allaitement : halte aux idées reçues
« Tu vas faire de ton fils un futur Tanguy ! », « Ta fille n’arrivera jamais à se détacher de toi. Et puis, la mettre encore au sein à 10 mois, tu ne trouves pas ça un peu incestueux ! »… Voilà le genre de réflexion que les mamans ­entendent souvent de nos jours lorsqu’elles allaitent toujours leur enfant qui marche ou qui a déjà des dents. Car si, au début du XXe siècle, l’allaitement prolongé était encore la norme et personne n’avait alors l’idée de faire ce genre de remarque aux mamans, il est d’usage aujourd’hui d’accepter que celui-ci dure jusqu’aux 3 ou 4 mois de l’enfant (grosso modo, la durée du congé de maternité). Et point barre.
Pourtant, l’allaitement prolongé n’est pas seulement pratiqué dans les peuplades reculées. Dans des pays européens comme le Danemark ou la Norvège, les mères allaitent longtemps (environ 60 % des bébés prennent encore le sein à l’âge de 1 an !) sans toutefois être considérées comme des attardées ou des rétrogrades. 
Mais est-ce vraiment bon pour les bébés d’être allaités jusqu’à 1, voire 2 ans ? Ne risque-t-on pas de les entretenir dans un corps-à-corps fusionnel qui les plonge dans un état semi-régressif ? En posant ces questions, on sent bien le rapport encore difficile que l’on peut avoir avec l’allaitement dans notre société. Alors, pas de panique ! Non, il n’y aucun risque, en le poursuivant pendant une ou deux années, de rendre votre enfant psychologiquement plus faible qu’un autre, plus craintif, plus dépendant de vous. 
Au contraire, pour les psychanalystes, l’allaitement maternel constitue un élément majeur de la relation mère-enfant : tous les bébés ont un besoin intense de leur maman, et le fait d’être allaités longtemps leur procure bien plus que du lait. Ils ressentent ainsi un fort sentiment de sécurité affective, indispensable pour grandir et devenir autonomes. Alors, si l’idée d’allaiter votre bébé bien au-delà des six mois préconisés par ­l’Organisation mondiale de la santé (OMS) vous séduit, voici quelques clés pour prolonger l’allaitement en toute sérénité.”

Envie d’un allaitement au top

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Voici tous les conseils (reçus ou acquis par expérience) que nous souhaitons vous faire partager afin que vous réussissiez au mieux votre allaitement:

–          Ayez envie : certaines femmes ne souhaitent pas allaiter pour des raisons personnelles et elles ne devraient pas se forcer. Néanmoins, il serait bon d’essayer durant les premiers jours afin de ne pas passer à cote d’une belle expérience – comme le dit l’expression, « l’appétit vient en mangeant » – mais aussi afin de donner le meilleur au nouveau-né durant ses premiers jours de vie.

Ne vous en faites pas si vous avez essayé d’allaiter mais n’y arrivez pas. Le lait donné à votre bébé durant la période d’essai est très bénéfique pour lui. L’allaitement doit rester une expérience positive pour vous et votre nourrisson. Donc, si malgré votre persévérance les premiers jours/semaines vous ne trouvez pas votre chemin et commencez à être malheureuse, mieux vaut arrêter sans culpabiliser car le plus important pour bébé est d’avoir à ses cotes une maman détendue et qui va bien.

–          Soyez prête : renseignez-vous avant l’accouchement – assister à une réunion d’initiation au sein de la clinique, parler a des amies qui ont allaité ; côté pratique,  achetez un tube de crème lanoline pour prévenir les crevasses, préparez des hauts et gilets a déboutonnage facile, des soutiens-gorge d’allaitement (les soutiens-gorge normaux en coton font très bien l’affaire – mis à part dans les cas de fortes poitrines ou plus de maintien peut être nécessaire), des coussinets d’allaitement (il en existe des lavables, plus écologiques), un tire-lait (en cas de dépannage, le mécanique est suffisant ; l’électrique est recommandé pour un usage fréquent car l’extraction est plus rapide).

Sachez à l’avance qu’il peut éventuellement y avoir des moments difficiles : notamment durant la mise en route qui peut être un peu douloureuse ou bien un peu stressante car bébé et/ou maman doivent encore perfectionner leur technique. Mais pas de panique, soyez persévérante et relaxée, vous allez réussir ! L’allaitement requiert un grand investissement en temps mais c’est également une merveilleuse expérience.

–          Installez-vous confortablement : prévoir un bon support (coussin d’allaitement ou équivalent, chaise confortable) ; bébé doit bien saisir le sein (pas seulement le mamelon) afin de bien téter et de ne pas vous faire mal. Voir photo ci-jointe : sa bouche est bien ouverte et saisit toute l’aréole Image allaitement.

–          Evitez les crevasses : appliquez un peu de lait maternel en fin de tétées sur le mamelon et laisser sécher a l’air libre. La crème d’allaitement Lanoline est une bonne alternative.

–          Reposez-vous : faites autant de siestes que possible et facilitez-vous la vie durant la nuit – le cododo peut aider la maman à dormir plus et favoriser l’allaitement, lire les documents Partager_un_lit_avec_votre_bebe_Unicef et Proximite_sommeil_allaitement_CL2011. Le lit en side-car (lit de bébé collé au votre) ou placer le berceau de bébé dans votre chambre sont de bonnes alternatives. Des mesures de sécurité sont néanmoins à prendre ; le feuillet Partager_un_lit_avec_votre_bebe_Unicef les énumère.

[Je ne m’étais jamais posée la question avant l’accouchement et pensais qu’un bébé dormait dans son berceau ; la réalité a été autre et le cododo s’est avéré la solution la plus simple ; j’ai néanmoins appliqué toutes les mesures de sécurité et adopte le lit en side-car assez régulièrement afin de mieux dormir]

–          Nourrissez bébé à la demande : tous les bébés sont différents et ont des rythmes de tétées distincts. Certains prennent de petites quantités régulières et d’autres préfèrent des tétées plus abondantes et espacées. Une chose est sure, votre nourrisson sait ce qu’il fait. Ecoutez-le et votre lactation sera au top. Vous passerez certainement par des phases de tétées très très rapprochées [j’ai passé des journées/nuits entières avec bébé collé au sein] qui correspondent à des pics de croissance. Bébé anticipe un cap dans sa croissance et stimule votre production afin d’avoir suffisamment de lait pour répondre à ses nouveaux besoins. La nature est bien faite ! N’oubliez pas aussi que la tétée peut correspondre à une soif ou à un besoin de réconfort.

Concernant les tétées nocturnes, elles varieront également d’un bébé à l’autre et stopperont toutes seules au fil des mois (il peut également y avoir des pics correspondant à la croissance ou à un besoin de réconfort – notamment durant la période de séparation). Un conseil, ne vous précipitez pas des que bébé se manifeste la nuit. Il peut parfois chouiner et se rendormir tout seul.

–          Vous avez assez de lait : mis à part certains cas particuliers et principalement liés à des problèmes de santé, vous produisez assez de lait pour nourrir votre bébé. Assurez-vous que bébé soit bien positionné (voir photo Image allaitement) et qu’il déglutisse suffisamment. Visitez régulièrement votre PMI (ONE en Belgique) afin de peser bébé et être rassurée [Je m’y suis rendue chaque semaine jusqu’aux 7 semaines de mon Loulou].

Comme mentionné dans le conseil précèdent, si bébé réclame très souvent ce n’est pas forcément que vous ne produisez pas suffisamment. Il s’agit surement d’un pic de croissance. Patientez et tout rentrera dans l’ordre au bout de 1 à 3 semaines. [Cela m’est arrivé à plusieurs reprises et à chaque fois, je pensais ne pas avoir assez de lait… Mais la courbe de poids étant parfaite, j’ai pris mon mal en patience et tout s’est stabilisé avec le temps].

–          N’utilisez pas de lait artificiel : votre lait est suffisamment riche et abondant pour nourrir bébé. Beaucoup de personnes risquent de vous pousser à donner du lait artificiel avant le coucher afin d’améliorer le sommeil de votre nourrisson mais il n’existe aucune garantit que cela fonctionne. Mieux vaut utiliser le tire-lait si vous devez sortir ou vous absenter.

–          Diversification : ne brusquez pas bébé, mieux vaut le laisser commencer à manger à son rythme et ne réduisez pas les tétées (au moins dans un premier temps). Pour plus d’informations: La_sante_vient_en_mangeant

–          Reprise du travail: continuez l’allaitement est possible après la reprise du travail, il n’est pas obligatoire de sevrer bébé. Autant que possible, essayer de prendre un maximum de congés (maternité, congés payés, congé parental etc) afin de bien mettre en place l’allaitement avant votre retour au travail. Il est également bon de pouvoir arriver à la diversification avant la reprise car certains bébés arrivés a ce stade ne tèteront que matin et soir et se contenteront de manger solide durant la journée. Pour les mamans qui reprennent avant la diversification, et souhaitent poursuivre l’allaitement maternel, 2 solutions possibles : les biberons de lait extraits au tire-lait (à faire au fil de la journée et à stocker au réfrigérateur pour soulager l’engorgement des seins) et/ou les pauses allaitements (si bébé n’est pas trop loin ou si on peut l’amener sur votre lieu de travail).  La législation prévoit des pauses spéciales pour allaitement et tire-lait et votre employeur doit mettre une pièce à votre disposition à cet effet).

Certains professionnels recommandent aux mamans qui reprennent le travail d’allaiter exclusivement pendant les week-ends y compris au début de la diversification afin de stimuler la production de lait. Les tétées nocturnes aident elles aussi.

–          Changez-vous les idées : rencontrez autant que possible d’autres mères allaitantes et/ou rejoignez un groupe du style LLL ou Montessori afin de partager vos expériences, de pouvoir poser des questions et de vous remotiver.

–          Croyez en votre instinct : tout le monde au sein de votre entourage (y compris votre maman, votre meilleure amie, souvent votre pédiatre ou gynécologue) aura son mot à dire concernant votre allaitement. Evitez de trop écouter tous ces sons de cloches souvent divergents et distancez-vous des opinions de vos proches : “Tu lui donnes trop souvent le sein, il doit avoir faim ce petit, il pleure sans arrêt, tu ne dois pas avoir assez de lait… Quand nous allaitons, nous sommes plus fragiles émotionnellement et ces phrases peuvent nous faire du mal. Dans les moments difficiles, adressez-vous a des vrais spécialistes en allaitement ou à des connaissances ayant eu une bonne expérience (allaitement long etc). Les sites internet mentionnes dans la liste ci-dessous sont également un très bon soutien [j’ai lu certains de ces articles maintes fois afin de me rassurer ou/et motiver].

En résumé, relaxez-vous et écoutez bébé ! Joyeux allaitement !

N’hésitez pas à nous poser des questions et nous essaierons de vous répondre au mieux !

Documents à lire: 

Allaitement_maternel_LLL

Clefs_de_la_reussite_ Dr_Marc_Pilliot

Sites internet :

a- Le premier site hautement recommandé est celui du Docteur Marie THIRION, santeallaitementmaternel.com. C’est une vraie mine d’informations pour mamans et parents sur tous les sujets importants dans la vie de nouveaux parents. Je souhaite  surtout attirer votre attention vers la section « Echanger », onglet « Questions-Réponses » qui regorgent de réponses intéressantes à toutes les questions que nous pouvons nous poser concernant l’allaitement.

L’onglet «Echanger » a une catégorie intitulée « questions-réponses » qui regorge d’informations et de conseils notamment sur: le démarrage de l’allaitement, le rythme des tétées et prise de poids et l’allaitement dans notre société.

b- Nous parlerons ensuite du site de La Leche League (LLL), association qui promeut l’allaitement maternel et organise de nombreuses réunions de mamans dans différentes villes. Son site est lllfrance.org. Vous y trouverez tout un dossier sur l’allaitement ainsi que un « A a Z » d’informations sur le même sujet.

c- Nous continuerons avec le site de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), point de référence mondial en matière de recommandations autour de l’allaitement. Nous avons extrait un grand nombre de points et de documents de notre article directement de leur site who.int.

d- Nous avons également utilisé et téléchargé plusieurs documents provenant du site Amis des Bébés, site promu par le Docteur Marc Pilliot, fervent ami de l’allaitement et du maternage : amis-des-bebes.fr

e- N’oublions pas le site belge de l’allaitement : infor-allaitement.be qui est aussi une référence en la matière.

 

Nos autres articles sur l’allaitement maternel:

Allaitement prolongé : halte aux idées reçues

Allaitement maternel: recommendations de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé)

L’allaitement aide à lutter contre certaines maladies – hyperactivité

Récits d’expériences: allaiter ou ne pas allaiter?