Une Vidéo Qui Fait Relativiser

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Les parents ont une grande tendance à se critiquer entre eux: regarde, elle donne le sein alors qu’il est grand (elle a du mal à couper le cordon ombilical) – et elle, elle n’a même pas essayé de l’allaiter – Elle est retournée au travail après 2 mois de congé mat’ – Elle a arrêté de travailler (elle est folle, que fait-elle toute la journée) etc…etc….etc…

Mais au fond, nous sommes tous parents et essayons du mieux que nous le pouvons d’élever des petits êtres adorables (qui demandent beaucoup d’énergie) en concilliant moeurs de la famille, nécessités économiques, regard de la société, équilibre de couple, épanouissement de femme, valeurs personnelles et bien d’autres…

Alors, le temps de cette vidéo courte, rions de nous-même et faisons la paix! Nous faisons toutes et tous très bien!

Belle Emission sur la Séparation Parent-Enfant

pieds
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Je viens de visualiser l’émission “Séparation parent-bébé: laissons-les grandir !”  sur le site des Maternelles de France 5 et elle m’a beaucoup touchée. C’est pourquoi je la partage avec vous. La partie consacrée à la séparation maman-bébé commence plus ou moins après 30minutes.

Le pédopsychiatre qui répond aux questions et aborde le sujet est très sage et respectueux du temps nécessaire aux mamans et aux bébés pour apprendre à se “séparer”. Cette émission m’a fait énormément de bien, car je me suis retrouvée dans les invitées, qui sont des mamans très maternantes et qui ont besoin de temps (et aussi envie de “couver” leurs tout-petits) avant de retrouver leur vie de femme.

Cliquez ici: www.france5.fr/emissions/les-maternelles/videos/113412526?onglet=tous&page=1

 

Bonne visualisation!

Envie de musique: l’éveil musical commence très tôt

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MusiqueL’aventure musicale de l’enfant – ou éducation musicale -, commence sans que nous nous en rendions compte lorsque bébé vit dans l’endroit le plus accueillant et le plus chaleureux, à l’intérieur de sa maman. L’enfant à naître est sensible aux sons tout au long du dernier trimestre de la vie prénatale.

La première mélodie dont l’enfant se souviendra toujours, celle qui lui apporte le réconfort immédiatement après sa naissance, est la voix de sa mère. Son ton et sa dynamique, en fonction de ses émotions et de son humeur, sont une sorte de première dictée musicale pour bébé qui apprend vite à distinguer la voix de sa maman de celles des autres. Il est important à ce stade de souligner le rôle du père, dont la voix, ayant une couleur plus faible, attire particulièrement l’attention de l’enfant.

Il est prouvé que les instruments à timbre bas, tel que le violoncelle, sont plus facile à entendre par les enfants durant la période prénatale, que les instruments aux sons hauts, comme le violon. La musique, de la période prénatale jusqu’au 18 mois, est le stimulus primordial ainsi que l’une des activités de base de l’enfant. On parle d’un parallèle entre l’apprentissage de la musique et de la langue. Son commencement peut être déjà observé pendant la période prénatale. Les scientifiques ont remarqué l’impact de l’environnement sonore enrichi qui stimule la croissance locale des dendrites et modifie la réactivité des connexions auditives centrales (recherches de Lecanuet 1996, expérience auditive prénatale, [in :] Prenatal auditory experience, [in :] Musical Beginnings, I. Deliege, J.Sloboda, Oxford University Press, Oxford). Plus la stimulation sonore, musicale et linguistique de l’environnement est grande, plus le système nerveux sera adapté à la réception, la transmission et le traitement de ce genre de stimuli.

Professeur Gordon, le promoteur de l’apprentissage de la musique aux bébés et aux jeunes enfants, affirme que le moment le plus important dans l’éducation musicale est la période des premiers mois juste après la naissance (ou peut-être même avant) jusqu’à la troisième année de vie. Il est essentiel de sensibiliser les parents et les experts de l’éducation musicale au rôle qu’ils doivent jouer à ce moment-là. Ils doivent reconnaitre pleinement leur responsabilité, car c’est la période la plus importante du développement de l’enfant.

La période de 3 à 5 ans est l’époque des interactions structurées, mais toujours informelles, réalisées avec les parents ou à la garderie. Tout ce que l’enfant apprend durant les cinq premières années de sa vie constitue le fondement de toute l’éducation. En acquérant cette base plus tôt, l’enfant profitera davantage de toute éducation postérieure, et vice versa, s’il l’acquiert plus tard, les résultats ne seront pas aussi bons. L’occasion de combler ces lacunes ne se présentera plus.

L’éducation musicale des bébés et des jeunes enfants façonne leurs compétences en communication. On remarque une meilleure fluidité linguistique et aussi une meilleure diction chez les enfants participants à des cours de musique. Ces enfants sont également capables de se concentrer plus facilement et plus longtemps, ce qui affecte évidemment leur développement intellectuel. Les compétences linguistiques de nos enfants sont importantes, surtout dans l’environnement international de Bruxelles, ville où de nombreux enfants parlent déjà deux langues à la maison, et apprennent ensuite le français et le flamand à l’école maternelle.

La musique n’est pas seulement une mélodie. Le rythme occupe aussi une place centrale. Durant neuf mois, notre bébé est soumis la plupart du temps à un bercement rythmique. La cadence de notre marche, plus ou moins rapide, combinée au battement du cœur, est une sorte de première leçon de rythme. Gordon insiste sur le lien entre l’éducation tonale, rythmique et l’éducation motrice. Il affirme la nécessité de parvenir à une coordination entre le chant, la respiration et le mouvement. Les exercices physiques sont une sorte d’illustration du sens du rythme. Une bonne performance et une bonne compréhension de la musique ne sont pas possibles sans une compréhension du rythme du corps. Comme le dit le professeur Gordon : « le plus bel héritage que nous pouvons laisser à notre enfant, est celui de lui permettre de suivre son chemin, par ses propres efforts, et pour cela, il a besoin d’une bonne coordination motrice.»

Le rôle des papas

le role des papas
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La place de papa Notre époque est caractérisée par la crise des rôles traditionnels au sein de la famille. Des millions de femmes optent pour avoir un enfant en dehors du mariage, élèvent seules leurs enfants, ou sont les principaux gagne-pains du foyer. Quel est le rôle des hommes dans ces circonstances ? Quel est le nouveau rôle des pères qui ne se cantonnent pas qu’à gagner de l’argent mais sont de plus en plus impliqués dans l’éducation de leurs enfants?

Dr Kyle Pruett, professeur de pédopsychiatrie à l’université de Yale, E.-U., parle du rôle des papas dans ses livres et articles (voir références ci-dessous). Dans un des entretiens (The Browser), il dit : « Les pères ne maternent pas ». L’argument de Pruett est que les pères s’engagent différemment dans la vie des enfants. D’après ses études et observations, à partir de 6 semaines, les bébés font la différence entre leur mère et leur père. James Herzog, un analyste de Cambridge explique dans son livre  La faim pour les pères que les enfants ont une faim inhérente pour le paternage. S’ils n’ont pas de père biologique disponible, ils cherchent le paternage dans d’autres personnes de leur entourage et sont souvent frustrés si cette expérience s’avère difficile.

Pruett observe les familles où le père est la personne principale en charge des enfants pendant leurs premières années de vie. Il remarque que dans ces familles, les enfants vont très bien, mais qu’en plus, il y a très peu de divorces dans ces familles-là. Sommes-nous les témoins de la « révolution des pères », un phénomène inattendu de la révolution féministe des années 70 ? Les hommes sont obligés de s’adapter à la nouvelle vie, au travail et à la maison. Beaucoup voudraient s’investir d’avantage dans l’éducation de leurs enfants. Les hommes souhaiteraient recevoir plus de soutien dans leurs nouveaux rôles de « père engagé ». Mais actuellement il n’y a que très peu de programmes visant à éduquer les pères ; la société est très réticente quant à la reconnaissance des aptitudes de bon père face à d’autres vocations considérées masculines.

Pruett fait quelques suggestions pour aider les hommes à développer des liens forts avec leurs enfants : « Quand je parle du fait d’être père, je parle d’un rôle engagé », écrit-il. « C’est le comportement masculin au-delà de l’insémination qui stimule le bien-être et le bon développement d’un enfant et d’une famille de manière active. »

Un engagement affectueux nécessite bien plus que des mots. Un père doit être à l’écoute de ce qui se passe quotidiennement dans sa famille pour être en mesure de voir clairement les besoins de ses enfants. Il devient de plus en plus évident que les pères ne peuvent rester dans les coulisses en laissant les mères élever seules les enfants.

D’après les statistiques, le bon genre de père est très demandé. En effet, les pères affectueux, engagés et impliqués n’ont peut-être jamais été aussi importants.

Mais comment faire ? Comment trouver sa place et la bonne approche?

Voici quelques conseils pratiques issus des livres de Dr. Kyle Pruett et de W. Bradford Wilcox, professeur de sociologie à l’université de Virginie, E.-U. (voir références ci-dessous) :

La puissance des jeux physiques.

D’après les études du psychologue Ross Parke, les pères ont une préférence naturelle pour les jeux physiques caractérisés par la stimulation, l’excitation et l’imprévu. Au contraire, les mères sont plus calmes dans leur approche du jeu. Les pères jouent un rôle primordial dans l’enseignement de la gestion du corps et des émotions. Les enfants qui sont engagés dans ce type de jeux avec leurs pères, apprennent vite que toutes formes de violence physique (mordre, taper etc.) ne sont pas acceptables.

Encourager la prise de risque.

Le psychologue Daniel Paquette démontre les différents rôles jouer par les mères et les pères. Voici un exemple lors de leçons de natation: le père a tendance à se mettre derrière l’enfant pour lui ouvrir la vue sur l’environnement, contrairement à la mère qui se met devant l’enfant pour garder le contact visuel. Les pères incitent plus leurs enfants à s’engager dans la conversation avec les étrangers, à surmonter les obstacles, à devenir plus ouvert vers le monde, à avoir le courage de se défendre. Les mères sont plus préoccupées par la sécurité immédiate et le bien-être émotionnel.

Protection de soi

Les pères ont un rôle important dans la protection de leurs enfants contre les menaces extérieures. Les pères engagés et présents peuvent mieux contrôler les fréquentations de leurs enfants et prévenir l’apparition des risques de mauvaises fréquentations. Les pères ont plus de succès que les mères dans ce rôle de par leur présence physique, souvent perçue comme plus agressive et éloignant les prédateurs. Les études de Rob Palkovitz sur le sujet disent que l’absence du père est le facteur principal de la grossesse précoce chez les adolescentes.

Discipline de papa

Même si les mères s’occupent plus souvent de la discipline des enfants, le style disciplinaire des papas est très particulier. Les pères ont tendance à être plus stricts que les mères. Dr Kyle Pruette et la psychologue Marsha Kline Pruett écrivent que les pères sont plus partants pour confronter leurs enfants et instaurer la discipline par l’autorité. Les mères utilisent plus le raisonnement et la flexibilité dans les actions disciplinaires, se basant sur les liens affectifs avec leurs enfants. L’équilibre des deux approches est très important pour le développement harmonieux de l’enfant.

Pour lire plus sur les études menées sur la contribution des papas dans la vie de leurs enfants, visitez le site: nationalmarriageproject.org/atlanticdads. Elles étudient le rôle des papas dans la délinquance des adolescents, la grossesse et la dépression.

Notre expérience de papa au foyer.

Références sélectionnées :
1. Kyle D. Pruett, Fatherneed: why father care is as essential as mother care for your child (2000)

2. Kyle D. Pruett, Marsha Kline Pruett, Partnership Parenting: How Men and Women Parent Differently – Why it Helps Your Kids and Can Strengthen Your Marriage, Cambridge, Da Capo Press (2009)

3. James Herzog, Father Hunger: Explorations With Adults and Children (2001)

4. W. Bradford Wilcox, Kathleen Kovner Kline, Gender and Parenthood: Biological and Social Scientific Perspectives (2013)

5. Ross D. Parke, Fatherhood, (1996)

6. Daniel Paquette, Theorizing the father-child relationship: Mechanisms and developmental outcomes, (2004)

7. Rob Palkovitz, Involved Fathering and Men’s Adult Development: Provisional Balances, (2002)

8. nationalmarriageproject.org/atlanticdads