Envie d’accoucher à la maison – Par Emilie V., France

Accouchement a domicile_Entre leurs mains
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J’ai accouché le 20 Novembre 2010 à mon domicile. Durant les 4 derniers mois de grossesse, 2 sages-femmes m’ont suivie, épaulée, écoutée.

Je souhaitais accoucher à la maison pour éviter la surmédicalisation des accouchements en hôpitaux ou cliniques, pour prendre le temps de laisser venir ce petit bébé sans qu’on m’injecte des produits pour accélérer les contractions ou bien m’inflige une épisiotomie ou une péridurale contre mon gré (ou en insistant lourdement pour faciliter la tâche de l’équipe médicale), pour rester dans mon cocon avec mon mari, pour bénéficier d’une sage-femme pour moi toute seule présente à mes côtés durant tout le travail jusqu’à la délivrance (un vrai luxe de nos jours). Par choix et conviction tout simplement.

Elles m’ont expliqué que je ne pourrais accoucher chez moi que si la grossesse était physiologique : pas de jumeaux, pas de diabète gestationnel, pas de bébés en siège, pas de problème cardiaque, pas de prématuré… elles ne prennent pas de risques contrairement à ce qu’il se dit.

J’ai croisé les doigts toute ma grossesse pour qu’aucun de ces « problèmes » ne surgissent et m’empêchent de mener à bien mon projet d’accouchement. Les sages-femmes m’ont préparée à l’éventualité de me retrouver à l’hôpital si cela ne se passait pas bien.

Jour J : les contractions ont commencé vers 12h00, à 13h00 je perdais les eaux et à 17h16 Candice était là! Mon bébé est arrivé naturellement comme nous le souhaitions dans le calme chez nous, avec une bouillote d’eau chaude en guise de péridurale et du miel comme « remontant » ! 3kg900 sans épisiotomie…J’ai vécu un moment formidable, je ne pensais pas pouvoir dire cela d’un accouchement tellement cela reste dans les esprits « un mauvais moment à passer » ! La sage femme est repassée me voir tous les jours contrôlant le poids, la tétée, mon moral… durant une semaine puis voyant que tout allait bien elle nous a laissé mais toujours avec la possibilité de la joindre pour un conseil, une question. Je souhaite à toutes les mamans de vivre un accouchement comme le mien et à toutes les sages femmes qui pratiquent l’AAD d’être reconnue, considérée, et épaulée. Plus qu’un métier c’est une vocation une grande preuve d’altruisme, elles font parfois passer la naissance avant leur vie familiale elles restent sur le qui-vive 24h sur 24.
Emilie.