Et je m’endors au rythme de tes hanches… Relation maman/bébé au Zimbabwe

portage africain
Leave a comment

Envie de Grandir fait le tour du monde pour vous faire découvrir d’autres approches de l’allaitement et du sommeil des bébés. Voici des récits de mamans sur leurs expériences : de quoi voir les choses sous un nouvel angle et faire déculpabiliser bien des mamans. N’oubliez pas ! Il n’y a pas qu’une seule bonne façon de bien faire.

2-      L’Afrique – Le Zimbabwe

Par Makhu de Bulawayo – maman de 4 enfants (maintenant adultes)

 

Voici en quelques points comment Makhu a pris soin de ses bébés suivant la tradition zimbabwéenne :

LE SOMMEIL

–          Maman dort avec son bébé dans la chambre de l’enfant durant les premiers mois suivant l’accouchement. Une fois le sommeil en place, la maman retourne dans la chambre conjugale et le bébé reste dans sa chambre. Il est allaite a la demande durant la nuit les premiers mois puis la maman commence progressivement à le laisser pleurer lorsqu’elle est sure qu’il a reçu assez à manger (et qu’il n’est pas malade etc.)?

–          Comment endort-on bébé ? La plupart du temps au sein ou bien en portage sur le dos lorsque l’endormissement est difficile (énervement, bébé malade, bébé fait ses dents etc.).Le portage à l’africaine est en quelque sorte un « accélérateur d’endormissement » qui permet aussi de calmer et d’apaiser un bébé lorsqu’il en a besoin. La maman remue énergiquement ses fesses pour le bercer et l’endormir– mais attention, le but n’est pas de le porter tout le temps et il faut éviter que bébé ne s’habitue trop au portage. L’enfant est également posé au sol une partie de la journée afin d’évoluer librement, de pratiquer la marche à 4 pattes etc.

LE PORTAGE

–          Lorsque la maman est occupée et le bébé a besoin d’attention, les frères et sœurs peuvent eux aussi porter leurs cadet(te)s ; ceci dès l’âge de 8 ans. Beaucoup de mamans qui travaillent et n’ont pas la possibilité de faire garder leurs bébés (travail aux champs, d’aide-ménagère etc.) portent leurs bébés sur le dos afin de pouvoir travailler librement. Le portage est aussi utilisé lors des déplacements en compagnie de bébé. La technique est simple : il suffit de nouer une serviette, un pagne ou une couverture sur le devant du corps. C’est une tradition ancestrale très répandue en Afrique Noire. Le bébé est au chaud, entend le cœur de sa maman ; tout ça lui rappelle sa vie intra-utérine. Le portage lui permet aussi de découvrir le monde. Une vraie relation de complicité se crée entre la maman et le bébé.

L’ALLAITEMENT ET LA DIVERSIFICATION

–          L’allaitement est à la demande et dure longtemps (2 à 3 ans). Le sevrage est progressif et la maman laisse faire la nature et bébé décider du moment pour se sevrer totalement. La maman peut éventuellement avoir recours à de l’huile pimentée qu’elle applique sur les mamelons afin de dissuader l’enfant de téter s’il ne veut pas arrêter tout seul après ces 2 ou 3 ans d’allaitement. Mais cela uniquement en cas de force majeure.

–          La diversification commence à 6-7 mois de vie et l’on introduit directement la même nourriture que celle du reste de la famille (une bouillie de céréales accompagnée de sauce et de viande). La maman suit le rythme de bébé et ne le force pas. Elle essaie néanmoins de l’initier car l’enfant est rassasié plus longtemps avec les aliments solides.

 

Nos articles sur l’allaitement maternel:

Allaitement prolongé : halte aux idées reçues

Nos conseils pour réussir son allaitement et surmonter les difficultés liées à l’allaitement

Allaitement maternel: recommendations de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé)

L’allaitement aide à lutter contre certaines maladies – hyperactivité

Le Danemark: Allaiter ou ne pas allaiter, la n’était pas la question!

Allaiter ou ne pas allaiter, la n’était pas la question! Par Eva G.

Maman allaitant en Argentine
Leave a comment

Envie de Grandir fait le tour du monde pour vous faire découvrir d’autres approches de l’allaitement et du sommeil des tout-petits. Voici des récits de mamans sur leurs expériences : de quoi voir les choses sous un nouvel angle et faire déculpabiliser bien des mamans. N’oubliez pas ! Il n’y a pas qu’une seule bonne façon de faire.

 

1-      La Scandinavie – Le Danemark

 

Allaiter ou ne pas allaiter, la n’était pas la question!
Par Eva Granzow
Pour Leslie et toutes les (futures) mères allaitantes

Différentes cultures, différents pays, un tas d’opinions divergentes. Née danoise, il me semblait tout à fait naturel d’allaiter mon premier-né. J’ai donné naissance à mon aîné il y a plus de trente ans ; il n’était alors pas question de savoir si j’allais allaiter ou pas. En effet, au Danemark les infirmières et sages-femmes assumaient tout simplement que la maman allait allaiter. Ainsi, dès que mon bébé est né et que les tests d’Apgar aient été effectués, on me le mit au sein. Dix minutes de chaque côté. Puis, on me le remit au sein deux heures plus tard (ceci a lieu par défaut, que vous soyez éveillée ou non). Je voulais vraiment allaiter et ma montée de lait est survenue le deuxième jour.

Les douleurs sont vite apparues lors des tétées du bébé : mes seins ont gonflé et mes mamelons se sont crevassés. C’était très douloureux et les infirmières ont essayé d’utiliser une pommade, mais elle n’a pas vraiment aidé. Mon fils est né en hiver et il a contracté la jaunisse, il a vite été placé sous lampes et il fut donc crucial que je l’allaite au maximum. Ce n’était pas un bon début… Lorsque vous entamez la lactation, le placenta est expulsé. Les contractions sont assez douloureuses et liées à l’utérus. En effet, l’utérus qui a pris du volume durant les 9 mois de grossesse reprend sa taille normale à l’aide de l’allaitement maternel.

De retour à la maison, l’allaitement allait déjà beaucoup mieux mais les infirmières à domicile étaient inquiètes car mon bébé perdait du poids et m’ont conseillée de boire d’avantage. J’ai donc commencé à boire de la… bière! Cela a contribué à la production de lait. Bien évidemment, vous ne pouvez pas boire de la bière et opérer de façon normale lorsque vous êtes en carence de sommeil (sans parler des effets néfastes de l’alcool sur le nourrisson). Je suis ainsi passée à une bière non-alcoolisée – elle n’était pas aussi bonne que la vraie substance, mais elle a tout de même aidé ! Quoi que vous fassiez, buvez beaucoup de liquide pour aider la mise en place de l’allaitement. Certaines personnes préfèrent le lait, d’autres l’eau ou les jus de fruit. Soit ! Mais méfiez-vous des calories supplémentaires et n’oubliez pas que vous avez besoin de calcium. Les vieux avaient l’habitude de dire qu’à chaque naissance, la maman perdait une dent! D’où mon commentaire sur le calcium!

Et voilà que durant la nuit, lorsque la plupart des gens sont endormis, j’étais éveillée la majeure partie du temps ; mon bébé avait décidé d’être réveillé entre minuit et six heures du matin. Sa plus longue période de sommeil avait lieu durant la matinée et l’après-midi, puis il commençait à se réveiller et à jouer en soirée et la nuit. Le papa peut vous aider, mais c’est assez difficile lors d’un allaitement exclusif. Donc, j’étais dans un état second la plupart du temps. Mon fils a grandi et quand il a eu neuf mois, je suis retournée travailler. Heureusement, je ne travaillais pas à plein temps, mais j’ai continué à allaiter de façon exclusive. Il était âgé de plus d’un an lorsqu’il a daigné commencer les solides. C’est aujourd’hui quelqu’un qui est éveillé très souvent la nuit, tout comme son père. Le point positif est qu’il vit désormais en Australie : ses nuits sont maintenant ses jours!

Quand mon fils avait environ 7 mois, j’ai fait un séjour d’une semaine dans un petit hôtel parisien, seule avec lui. Je voulais me prouver que je pouvais voyager seule avec un enfant. Le porte-bébé fut mon meilleur ami et j’emportais également une poussette canne. Nous avions une chambre au dernier étage. Cela ne me fit pas peur. Le bidet fit lieu de baignoire. Oui, je pouvais voyager seule avec un bébé. Le nourrir était la partie la plus facile. Je passais une journée agréable avec une amie qui vivait dans la capitale à cette époque-là. Sinon, je me baladais avec bébé dans les rues de Paris. Je me montrai à moi-même que, oui, il était possible – même seule – de voyager avec un bébé.

Vers un an, il est entré en crèche. Il refusait de manger, et préférait se priver de nourriture jusqu’à ce qu’il puisse enfin téter. Il a finalement commencé à manger, mais je continuais à l’allaiter quatre à cinq fois par jour, et la plupart des nuits aussi. Grace à l’aide de deux tantes, de ma mère et de mon oncle il ne restait pas plus de 6 heures par jour en garderie. Ma relation avec son père s’est gâtée et nous nous sommes séparés. Lorsque j’ai repris le travail à temps plein au bout de deux ans, je décidai qu’il était temps d’arrêter l’allaitement.

Mon médecin était de la vieille école et ne me donna pas de médicament pour stopper la production de lait, il préconisa de bander la poitrine. La seule façon envisageable pour arrêter l’allaitement était de partir quelques jours loin de mon fils. Je partis donc pendant une semaine avec une amie à Londres, et ma tante offrit de s’occuper de lui. A ses dires, il cria pendant 48 heures d’affilées et se réveilla le lundi matin affamé (j’étais partie le samedi précèdent) en réclamant du “Porridge” (bouillie de céréales). Pendant ce temps, à Londres, ma copine m’a aidée à bander ma poitrine et le besoin d’allaiter ainsi que la montée de lait se sont éteints. Ça m’a fait très mal et j’ai eu des pertes de lait au début. Mais mon médecin avait raison et après huit jours de bandage, je n’avais plus de lait. Quand je suis revenue, mon fils avait compris que le temps des tétées était révolu et il n’essaya plus jamais. J’avais allaité durant deux ans et 20 jours. Malheureusement ses réveils nocturnes n’ont cessé que lors de ses trois ans. Maman allaitante et privée de sommeil, je n’avais pas eu mes règles durant tout ce temps, car je passais toute mon énergie à alimenter mon enfant.

Avance rapide : ne me ménageant pas assez, ma fille est née 5 semaines avant terme 5 ans plus tard. Je suis allée au travail un samedi matin durant la fin Novembre et elle est née ce soir-là. Encore une fois, je voulais allaiter. Et à nouveau, j’ai eu des crevasses, mais rien de comparable avec la première expérience. Ce coup-ci néanmoins, on m’a donné une pommade efficace pour soulager la douleur. Le début de la lactation a été plus facile car je savais ce que je faisais. J’ai ainsi allaité ma fille pendant près de deux années et elle a commencé à manger de la nourriture vers un an. Elle a commencé à faire ses nuits dès huit semaines ; elle fut si facile que je ne me souviens plus trop de sa période d’allaitement. Une nouvelle fois mes règles ont disparu jusqu’à ses 18 mois. Elle s’est sevrée toute seule et la production de lait a donc cessé.
Voilà pourquoi nous avons concrétisé le désir d’un petit troisième ; un garçon né au beau milieu de l’été. J’ai commencé à allaiter tout de suite et l’enfant était comme le premier-né, plus exigeant et ne souhaitant pas faire ses nuits. C’était un gros téteur et il s’est joyeusement nourri exclusivement de lait maternel pendant un an ; il a ensuite commencé à manger de la “vraie nourriture”. Mais, comme son grand frère, il ne souhaitait pas laisser tomber ma poitrine. Cette fois-ci je n’ai pas dû retourner travailler et j’ai laissé faire le temps. Mon fils avait environ deux ans et demi quand il a finalement abandonné sa dernière tétée du matin. Ma menstruation est revenue environ 18 mois après sa naissance.

Si je devais le refaire, le referais-je? Absolument. Vous devez vous écouter et faire le mieux pour vous et votre enfant. L’allaitement ne convient pas à tout le monde (et il arrive malheureusement qu’il ne soit pas possible dans certains cas), mais vous rendez un grand service à votre enfant en l’allaitant au moins durant les 2-3 premiers mois. Dans tous les cas, ne laissez personne décider pour vous, vous savez ce qui est le mieux pour vous et votre enfant. Une autre petite remarque, si vous permettez… Aucun de mes enfants n’a eu besoin de sucette parce que j’étais là.

Comment ai-je pu allaiter toute la nuit? Eh bien, j’ai pratiqué le cododo avec tous mes enfants. J’ai ainsi dormi autant que j’ai pu, sans en étouffer un seul ; la Nature a inventé l’inconscient maternel qui est toujours en alerte lorsqu’une mère allaite, endormie ou non. C’est ce que nous avons hérité de nos aïeules et des animaux. Un truc évolutif qui permet à maman et bébé de survivre. Mes bébés dormaient avec moi et leur père, et si mon compagnon faisait du bruit, je l’envoyais dormir ailleurs. Ils ne se sont jamais plaints. Comment mes enfants ont-ils arrêtes le cododo? L’aîné a dormi longtemps avec moi à cause du besoin de réconfort lorsque j’ai quitté son père. Vers 3-4 ans, il a arrêté. Il est venu se blottir dans notre lit par la suite de façon occasionnelle. Ma deuxième a été beaucoup plus facile, elle a commencé à dormir dans son lit dès 8 semaines et n’a pas vraiment eu besoin de cododo. Cependant, certaines nuits elle a dormi avec nous car ni son père ni moi n’avions la force d’aller la recoucher dans son lit après une tétée ! Le dernier bébé s’est arrêté de dormir avec nous bien plus tard, mais il a totalement stoppé à l’âge de 5 ans. Comme ma mère avait l’habitude de dire: «Tant qu’ils arrêtent de téter, de sucer leur pouce, de dormir dans ton lit, de faire pipi au lit etc. avant d’avoir 18 ans, tout va bien !”. Je suis convaincue que mes trois enfants sont en bonne santé car je les ai allaités longtemps.
Un dernier commentaire. Est-ce que j’ai aimé allaiter mes enfants? Oui, de tout cœur. J’ai adoré être proche d’eux, apprendre à les connaître et avoir la satisfaction d’être en mesure de faire ce que n’importe quel autre mammifère femelle ferait. Il y a quelque chose de très basique dans l’allaitement. Vous remplissez le vieux processus naturel de l’accouchement, de l’allaitement de votre enfant et entrez en contact avec vos instincts féminins les plus profonds.

 

Nos articles sur l’allaitement maternel:

Allaitement prolongé : halte aux idées reçues

Nos conseils pour réussir son allaitement et surmonter les difficultés liées à l’allaitement

Allaitement maternel: recommendations de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé)

L’allaitement aide à lutter contre certaines maladies – hyperactivité

L’allaitement pour lutter contre certaines maladies

allaitement
1 Thought

Nous voudrions partager avec vous une des actualités récentes sur l’alimentation des bébés. Les résultats d’une recherche qui peuvent bouleverser (en espérant) les habitudes alimentaires de nos jours.

Une étude menée très récemment par des chercheurs de l’Université de Tel Aviv a déterminé que les bébés nourris au biberon sont trois fois plus susceptibles que les bébés allaités à développer les troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH).

Les chercheurs se sont focalisés sur les problématiques d’augmentation de cas de la maladie TDAH de nos jours et ils se sont posés la question si ce n’était pas lié aux habitudes alimentaires récentes, plus particulièrement la diminution d’allaitement maternel des plus jeunes.

Leur étude a porté sur l’historique alimentaire d’environ 150 enfants âgés de six et 12 ans aujourd’hui. Ils étaient divisés en trois groupes – les enfants atteints de TDAH, leurs frères et sœurs sans trouble et un dernier groupe de jeunes sans TDAH.

Même en prenant en compte tels facteurs de risque comme la situation matrimoniale des parents, l’éducation, et des problèmes pendant la grossesse, les enfants diagnostiqués avec le TDAH étaient beaucoup moins susceptibles d’avoir été allaités pendant la première année de leurs vies.

Seulement 43% des enfants atteints de TDAH ont été allaités à l’âge de trois mois, comparativement à 69% de la fratrie et 73% du groupe de contrôle. Au bout de six mois d’âge, 29% du groupe TDAH a été allaité, comparativement à 50% de la fratrie et 57% du groupe de contrôle.

Bien que les chercheurs ne savent pas encore pourquoi l’allaitement maternel a un impact sur le développement futur du TDAH – cela pourrait être dû au lait maternel lui-même, ou au lien spécial formé entre la mère et le bébé pendant l’allaitement, par exemple – ils croient que cette recherche montre que l’allaitement maternel peut avoir un effet protecteur contre le développement de la maladie, et peut être considéré comme un avantage biologique supplémentaire pour l’allaitement.

Dr Mimouni-Bloch (l’auteur de cette recherche) espère mener une autre étude sur l’allaitement et le TDAH – examiner des enfants qui présentent un risque élevé pour le TDAH de la naissance, avec un suivi tous les six mois pendant les six ans, afin d’obtenir davantage de données sur le phénomène.

L’étude a été publiée dans la revue Breastfeeding Medicine.

Au plaisir de soutenir les familles qui décident d’allaiter et celles qui ont des doutes!

Allaitement – Recommandations de l’OMS

Leave a comment

Article extrait du site internet de l’OMS, http://www.who.int/features/factfiles/breastfeeding/fr/index.html:

“L’OMS recommande vivement l’allaitement au sein exclusif pendant les six premiers mois suivant la naissance. De six mois à deux ans, voire plus, l’allaitement doit être complété par une autre alimentation. En outre:

  • l’allaitement au sein doit commencer dans l’heure suivant la naissance;
  • l’enfant doit être allaité «à la demande», aussi souvent qu’il le désire, nuit et jour;
  • les biberons ou les tétines sont à éviter.

Bienfaits pour la santé des nourrissons

Le lait maternel est l’aliment idéal pour les nouveau-nés et les nourrissons. En effet, il apporte tous les nutriments nécessaires à leur développement et contient des anticorps qui les protègent de maladies courantes telles que la diarrhée et la pneumonie, les deux premières causes de mortalité de l’enfant dans le monde. Le lait maternel étant immédiatement disponible, les nourrissons allaités au sein reçoivent une alimentation suffisante.

Avantages pour les mères

L’allaitement au sein présente également des avantages pour la mère. Lorsqu’il est exclusif, il entraîne souvent un arrêt des règles, ce qui constitue une méthode naturelle, mais pas infaillible, de contrôle des naissances (98% de protection au cours des 6 mois suivant l’accouchement). L’allaitement atténue le risque de cancer du sein et de l’ovaire à un âge plus avancé, aide les femmes à retrouver plus vite leur poids d’avant la grossesse et permet de lutter contre l’obésité.

Avantages à long terme pour les enfants

Au-delà de ses bienfaits immédiats, l’allaitement maternel aide à rester en bonne santé tout au long de la vie. Une fois adultes, les personnes qui ont été allaitées au sein ont souvent une tension artérielle et une cholestérolémie plus basses et souffrent plus rarement de surpoids, d’obésité ou de diabète de type 2. Des données montrent que les personnes allaitées au sein obtiennent de meilleurs résultats aux tests d’intelligence.

Allaitement et activité professionnelle

De nombreuses mères qui retournent travailler abandonnent l’allaitement au sein exclusif avant que ne se soit écoulée la période de six mois recommandée car elles ne disposent pas d’assez de temps ou d’un endroit adéquat pour allaiter ou tirer et conserver le lait sur leur lieu de travail. Les mères doivent avoir accès, sur leur lieu de travail ou à proximité, à un endroit propre et intime pour pouvoir continuer à allaiter au sein. Des conditions propices au travail peuvent les aider, par exemple un congé maternité rémunéré, des possibilités de travailler à temps partiel, des crèches sur le lieu de travail, des locaux pour tirer et conserver le lait et des pauses pour allaiter.

Introduction de nouveaux aliments

Lorsque l’enfant atteint l’âge de six mois, il faut, pour répondre à ses besoins, introduire de nouveaux aliments. L’OMS préconise:

  • de ne pas diminuer le nombre de tétées,
  • de donner les aliments à la cuillère ou dans une tasse, pas au biberon;
  • de donner des aliments qui présentent toutes les garanties d’hygiène et que l’on puisse se procurer localement;
  • de laisser suffisamment de temps aux enfants pour apprendre à manger des aliments solides.”